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eMmA MessanA, collagiste

eMmA MessanA, collagiste

Collagiste et auteure jeunesse. Des fois, je mixe les deux et même, je peux m'égarer vers un monde de poésie...


Collage de titres N°10

Publié par eMmA MessanA sur 29 Juin 2019, 00:01am

N°10 déjà ?
En commençant ce petit jeu d'été, je ne pensais pas aller au-delà de trois ou quatre collages de titres*.
Mais voilà, je me prends au jeu et pour certains, vous aussi.

Je précise que ce n'est absolument pas un moyen pour moi de faire du rangement dans ma bibliothèque, bien au contraire car celle-ci commence à être sens dessus dessous à force d'imaginer telle ou telle phrase avec celui-ci ou celui-là de mes livres.

Dès que j'ouvre un livre, les souvenirs affluent. Je le pose et vais en chercher un autre pour voir si leurs titres colleraient ensemble. Je l'ouvre, lis quelques passages et le pose. Je vais en chercher un autre qui m'évoque tel ou tel moment de ma vie. Je l'ouvre, je le pose et ainsi de suite...

Un vrai chantier, une vraie obsession... Mais qu'est-ce que ça me plaît ! Et vous ?

* consiste à faire une phrase avec le titre de trois ouvrages choisis dans sa bibliothèque personnelle, sans aucun rapport entre eux quant à leur contenu

Collage de titres : D'après une histoire vraie, elle marchait sur un fil les yeux bandés !

Collage de titres : D'après une histoire vraie, elle marchait sur un fil les yeux bandés !

  Aujourd'hui, j’ai rassemblé ces trois titres façon somnambule funambule...

 

D'après une histoire vraie, elle marchait sur un fil les yeux bandés !

~~

D'après une histoire vraie, roman de Delphine de Vagan publié chez JC Lattès, lu en septembre 2015 à Paris XIème.

Une jolie et tendre carte d'anniversaire envoyée par ma belle-maman s'y trouve bien depuis tout ce temps-là.

Les yeux bandés, roman de Siri Hustvedt traduit de l'américain par Christine Le Boeuf chez Babel. Pas de date ni de lieu de lecture ; pas de marque-page. Pourtant, je sais que j'ai lu ce livre. A relire, peut-être...

Elle marchait sur un fil, roman de Philippe Delerm chez Seuil, lu en juin 2014 à Paris XIème.

En guise de marque-page, une carte postale publicitaire du restaurant à Montmartre Chez la Mère Catherine me rappelle de bons souvenirs.

Bonnes, très bonnes lectures à tous et à bientôt pour un nouveau #Collage de titres, si vous le voulez bien !

  eMmA MessanA

 

Les Collages d'eMmA MessanA, collage N°307 "Somnambule", pièce unique © eMmA MessanA

Les Collages d'eMmA MessanA, collage N°307 "Somnambule", pièce unique © eMmA MessanA

Devenir une attente. Elle retrouvait l'intensité de cette journée où elle avait guetté le résultat d’Étienne au Conservatoire. Là, c'était aussi fort, aussi poignant, mais plus exaspérant encore, car il y eut presque une semaine à ne vivre que par ça. Est-on plus sage quand on n'attend rien, quand on n'est pas la proie d'un message en suspens, l'esclave d'un signal sonore sur un téléphone portable ? Marie ne le pensait pas. Depuis longtemps, l'idée du bonheur avait disparu. A présent, elle se sentait faite pour ça, pour cette souffrance qui était la vie même. Au d'là de son amour du spectacle, elle se disait qu'elle avait cette chance de ne pas être tentée par la sérénité, l'étonie.
Elle attendait.

Philippe Delerm (in "Elle marchait sur un fil", Seuil p. 208)

Les Collages d'eMmA MessanA, collage N°308 "Funambule", pièce unique © eMmA MessanA

Les Collages d'eMmA MessanA, collage N°308 "Funambule", pièce unique © eMmA MessanA

Jean-Patrick Capdevielle, Quand T'Es Dans Le Désert

Moi je traîne dans le désert depuis plus de vingt-huit jours
Et déjà quelques mirages me disent de faire demi-tour
La fée des neiges me suit tapant sur son tambour
Les fantômes du syndicat des marchands de certitudes
Se sont glissés jusqu'à ma dune, reprochant mon attitude
C'est pas très populaire le goût d'la solitude

 

Quand t'es dans le désert
Depuis trop longtemps
Tu t'demandes à qui ça sert
Toutes les règles un peu truquées
Du jeu qu'on veut t'faire jouer
Les yeux bandés

 

Tous les rapaces du pouvoir menés par un gros clown sinistre
Plongent vers moi sur la musique d'un piètre accordéoniste,
J'crois pas qu'ils viennent me parler des joies d'la vie d'artiste
D'l'autre côté, voilà Caïn toujours aussi lunatique
Son œil est rempli de sable et sa bouche pleine de verdicts
Il trône dans un cim'tière de vieilles pelles mécaniques

 

Les gens disent que les poètes finissent tous trafiquants d'armes
On est cinquante millions d'poètes, c'est ça qui doit faire notre charme
Sur une lune de Saturne mon perroquet sonne l'alarme
C'est drôle mais tout l'monde s'en fout
Vendredi tombant d'nulle part, y a Robinson solitaire
Qui m'a dit: "J'trouve plus mon île, vous n'auriez pas vu la mer?"
Va falloir que j'lui parle du thermonucléaire

 

Hier un homme est v'nu vers moi d'une démarche un peu traînante
Il m'a dit: "T'as t'nu combien d'jours?" J'ai répondu: "Bientôt trente."
Je m'souviens qu'il espérait tenir jusqu'à quarante
Quand j'ai d'mandé son message, il m'a dit d'un air tranquille:
"Les politiciens finiront tous un jour au fond d'un asile
J'ai compris que j'pourrais bientôt regagner la ville."

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erato 01/07/2019 18:13

C'est extraordinaire " ce nouveau tri " , j'adore et cela nous fait connaitre de nouveaux livres . Superbes tes collages qui les accompagnent.
J'ai beaucoup aimé ta prestation sur les métiers improbables , la citation est originale et parfois très vraie!
Douce soirée, bises eMmA

lenez o vent 29/06/2019 15:40

tu as le feeling pour constituer tes phrases,
pour situer tes livres
tes mosaïques revues avec plaisir
Merci, bises

eMmA MessanA 30/06/2019 22:03

C'est un jeu aux infinies combinaisons qui va me tenir en haleine encore un bout de temps !
Merci pour tes visites, Armelle.
Je t'embrasse.

manou 29/06/2019 09:29

J'avais bien compris que tu mettais plutôt du désordre et en tous les cas beaucoup de poésie dans ta bibliothèque, c'était une façon de parler, une idée de rangement, une façon d'introduire du changement dans la vie trop bien ordonnée des livres :) :) La phrase d'aujourd'hui me fait frémir et j'ai un instant retenu mon souffle en espérant qu'elle ne tombe pas...

eMmA MessanA 29/06/2019 13:14

Je crains qu'elle ne soit tombée, mais... "Tomber sept fois, se relever huit" (Philippe Labro)
A bientôt, Manou.

Valentine 29/06/2019 08:10

Je t'imagine, le soir, observant les titres de tes livres. J'admire ton imagination débordante. Une phrase qui tienne debout, pas si facile. En tout cas, marcher les yeux bandés, je me casse la figure alors sur un fil....
Je n'avais jamais vraiment écouté les paroles de la chanson de Capdevielle, ça décoiffe!
Et oui, ton jeu nous plaît. Comme toi, nous sommes addict!
Encore, encore....
Bises lémaniques où un souffle d'air serait le bienvenu.

eMmA MessanA 29/06/2019 13:08

C'est une très curieuse expérience que de marcher les yeux bandés (ou du moins en fermant les yeux)... La dernière fois que JM et moi sommes allés marcher sur le sable de la grande plage de Saint-Jean-de-Monts, nous étions à peu près seuls (à présent, les lieux doivent commencer à être bondés de touristes). J'ai marché quasi une heure les yeux fermés. JM n'arrêtait pas de me dire que j'étais inexorablement attirée par ma gauche ;) alors je tentais de rectifier ma trajectoire. Ce fut un intéressant effort de concentration qui m'a vidé la tête, comme une sorte de méditation dans l'inconnu...
Oui, la chanson de Capdevielle avec ses références à Rimbaud et à Jésus et sa quarantaine, entre autres, m'a toujours beaucoup plu. Elle me semble toujours d'actualité.
Je t'embrasse Miss Météo.

almanito 29/06/2019 06:36

La phrase est-elle auto biographique?
Je m'aperçois que ce n'est pas si facile de trouver une phrase cohérente étant donné que peut de titres contiennent un sujet et un verbe ou au moins un article. C'est beaucoup plus simple d'inclure des titres dans un texte en fait.
J'aime beaucoup tes collage vitraux, le rouge surtout.

eMmA MessanA 29/06/2019 09:52

Autobiographique ? Peut-être car je me rends bien compte qu'on ne choisit peut-être rien au hasard...
Mais tu as raison, si l'on veut faire une phrase un tant soit peu cohérente, il faut dénicher des titres qui permettent le sacro-saint sujet/verbe/complément. A moins de s'offrir la liberté de constituer une sorte de haïku (qui pourtant normalement obéit à certaines règles) ou juste une idée poétique...
Merci pour mes "vitraux". Le rouge c'est "Conciliabules". Il est là : http://www.emmacollages.com/2016/07/conciliabules.html

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