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eMmA MessanA, collagiste

J'observe, j'imagine, je compile, je froisse, je déchire et je colle des fragments de toutes sortes de papiers. J'aime fixer l'éphémère pour qu'une fois transformé et assemblé en pièce unique, il raconte une tout autre histoire, intemporelle. J'aime toutes les couleurs, surtout celles qui chantent et sont propices aux rêves les plus fous.... Tous droits réservés © eMmA MessanA

Mouvement perpétuel

Gonnosfanadiga (Sardaigne), avril 2007
Texte et photo © eMmA MessanA  

Mouvement perpétuel
Partir, partir très loin de chez soi

Pour chercher très fort tous les liens

Qui mis bout à bout feront de vous

Un être unique et reconnu.

 

Partir, partir très loin de chez soi

Pour rassembler tous les petits morceaux éparpillés

De tous ceux qui font

Que vous devenez Vous.

 

Revenir enfin

Et se reconnaître tout entier dans les yeux

De ceux qui ont eu l’infinie patience

De vous attendre

A la maison.

 

Revenir

Pour vous entendre dire,

Incrédule,

«  Tu n’as pas changé ! »

eMmA MessanA

J'ai choisi cette interprétation "live" plutôt qu'une version studio où les imperfections sont souvent gommées.
Ici Jane Birkin, avec ses fêlures vocales et sa façon de chanter dans un souffle (comme
#Gainsbourg aimait à faire chanter ses interprètes féminines), accentue l'impermanence et la fuite du bonheur.

Sur un texte et une musique de Serge Gainsbourg
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve (1983)


Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
que le ciel azuré ne vire au mauve
penser ou passer à autre chose
vaudrait mieux
fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
se dire qu'il y a over the rainbow
toujours plus haut le soleil above
radieux
croire aux cieux croire aux dieux
même quand tout nous semble odieux
que notre cœur est mis à sang et à feu

fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
comme une petite souris dans un coin d'alcôve
apercevoir le bout de sa queue rose
ses yeux fiévreux
fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
se dire qu'il y a over the rainbow
toujours plus haut le soleil above
radieux
croire aux cieux croire aux dieux
même quand tout nous semble odieux
que notre cœur est mis à sang et à feu

fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
avoir parfois envie de crier sauve
qui peut savoir jusqu'au fond des choses
est malheureux
fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
se dire qu'il y a over the rainbow
toujours plus haut le soleil above
radieux
croire aux cieux croire aux dieux
même quand tout nous semble odieux
que notre cœur est mis à sang et à feu

fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
dis-moi que tu m'aimes encore si tu l'oses
j'aimerais que tu te trouves autre chose
de mieux
fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
se dire qu'il y a over the rainbow
toujours plus haut le soleil above
radieux

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Ptitsa* 29/12/2009 15:49


J'aime beaucoup la chanson mais je préfère encore ton texte à toi. Je suis vraiment contente de pouvoir me poser ici aujourd'hui !


eMmA 29/12/2009 16:13


Merci pour tes visites et tes commentaires qui me permettent de revoir ces anciens articles !
Je suis honorée de ton appréciation quant à mon texte.
J'aime aussi le ciel de Sardaigne.
Bonne pause toute collée...
eMmA


Pascale 11/11/2009 13:43


Tu vas être contente : j'aime la voix de Jane Birkin. Et je trouve la musique jolie ! Si si ! Heu... les paroles, moins, car je trouve qu'elles ne veulent pas dire grand chose...

Je trouve ton poème magnifique. Lui, en dehors du fait qu'il est bien écrit, il dit vraiment quelque chose.

C'était mon avis !
Bisous,
Pascale


eMmA 11/11/2009 13:53


"Don't think twice, it's all right" !
Les vrais poètes sont souvent incompris...

@+,
eMmA


ALN 11/11/2009 11:56


J'aime beaucoup ton poème....il vaut mieux être poète que cartésienne ....
magnifique chant en live.
bises
 


eMmA 11/11/2009 12:07



Merci pour tes fidèles visites.
D'accord avec toi. Cartésienne avec mes collages ? Impossible !
Bon j'y retourne (à la colle) !

Un gros bisou,
eMmA



cyrianne 10/11/2009 22:58


Mouvement perpétuel, changement, impermanence des choses... ça fait rire les nuages!...
Bonne soirée, Emma
cyrianne


eMmA 10/11/2009 23:17


Tu as raison, eux ils ne font que passer dans le ciel, au-dessus de nos têtes, nous les passants sur cette terre...

Bonne nuit douce Cyrianne,
eMmA


Jackie 10/11/2009 20:01


Ton poème me plaît beaucoup...Merci
Passe une excellente soirée
Jackie


eMmA 10/11/2009 22:17


Merci Jackie, je suis contente que mes mots t'aient plu.

Je suis allée "reposer mes yeux fatigués" sur ton blog.
Ils ont été réveillés par ta superbe peinture du jour.
J'y vois des mouettes au-dessus d'une mer aux vagues déchaînées sous un ciel calme...
Beaux paradoxes.

Belle soirée,
eMmA


ramses 10/11/2009 18:29


Bonjour eMmA,
Je ne connaissais pas cette version "live", plus intimiste que celle de 92 au Casino de Paris. La voix de Jane est encore plus cristalline et le contrepoint du violoncelle ajoute à la
nostalgie... Sans doute une des meilleures compositions de Serge, avec le dernier album composé pour Jane "Amour des feintes". Frédéric Beigbeder prétend que "l'amour dure 3 ans", dans leur
cas beaucoup plus, mais ça finit mal quand même... Ton très beau poème est beaucoup plus optimiste !


eMmA 10/11/2009 22:07


Je crois même que Lucy Vincent, la chercheuse au CNRS "spécialiste" du coup de foudre et des questions de neurones, et autres phéromones, le réduit carrément à
deux ans ! Pourtant, plus cynique que Beigbeder, c'est difficile... mais je crois qu'il commence à s'améliorer.

Moi, je crois que leur histoire à Serge et Jane, elle finit plutôt bien...

A bientôt,
eMmA


kasimir 10/11/2009 09:04


La brève analyse de Sittelle m'a permis de mieux entendre ce merveilleux accord entre piano (ses notes sont comme des perles, des cerises parfumées), violoncelle (dont la voix est comme une caresse
sur la peau, une incompréhensible caresse) et la voix humaine : la voix de cette femme, fragile, sensible, vibrante, qui nous touche au plus profond de nous mêmes...
Comme tout cela est intense.


eMmA 10/11/2009 21:58


Ah Kasimir, c'est bien toi, le vrai poète.
Nous n'en revenons pas de tous les jours te découvrir un talent supplémentaire. Ne seriez-vous donc pas plusieurs ?

J'adore ta belle image "des cerises parfumées".
J'enrage de ne plus avoir de son, et donc, de demeurer muette par voie de conséquence, car je ne peux pas réécouter pour vibrer en accord avec tes belles images...

eMmArabout et bout d'ficelle


kasimir 10/11/2009 08:56


Jane Birkin, Gainsbourg, eMmA, vous êtes des poètes !
Vous élevez nos âmes,
comme ce nuage monte vers l'infini du ciel.


eMmA 10/11/2009 21:49


Je crois que je ne vais plus descendre de mon petit nuage...
Je partirai bien avec le marchand de sable...
Poum, poum poum poum, poum poum poum, poum poum !
Bone nuit, les petits...

eMmAdeleine (de Proust. Na!)


sittelle 10/11/2009 08:52



C'est un bel enregistrement, très émouvant.
 Violoncelle et piano sur la voix de notre Jane,  c'est superbe.
Merci eMmA, passe une belle journée



eMmA 10/11/2009 21:46


Chez moi, HELAS, la carte son a l'air MORTE !
Quelle horreur, je ne vais pas m'en remettre, moi qui, à la lecture de ton com, voulait réécouter attentivement les instruments que tu mets en avant....

Belle soirée à toi sitelle,
eMmA


citron vert 10/11/2009 08:49


chère Emma j'aime beaucoup ton poème .
c'est une belle histoire que je pourrai illustrer....mais non c'est toi qui pourrait réaliser le collage qui irait avec ?
Merci pour  Jane Birkin que j'ai eu la chance d'entendre et de voir de tout près dans une petite salle de province.Elle a un contact extra avec son public . Je suis comme une internaute
qui t'avais laissé un commentaire pas fan du tout de Serge Gainsbourg (question d'épiderme!) et je n'aime pas non plus sa voix. Je ne suis pas physionomiste mais extrèmement sensible aux sons
: je reconnais les voix eu téléphone dès la première syllabe dite.
bonne journée
  


eMmA 10/11/2009 21:41



Je vois que nous n'avons vraisemblablement pas le même épiderme, mais ça n'a rien d'exceptionnel.
En la matière, si nous avions tous les mêmes réactions, qu'est-ce que la vie serait insipide !

En revanche, je crois que nous nous ressemblons pour ce qui est de reconnaître les voix dès les premiers mots prononcés.
J'en ai tout un stock à jamais gravées dans mon cerveau, même de celles que je n'ai pas entendues depuis ce qui me paraît une éternité, mais que je saurais reconnaître entre mille si elles me
faisaient l'honneur de ne pas demeurer emmurées dans le non-dit...

Bonne soirée,
eMmA