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J'observe, j'imagine, je compile, je froisse, je déchire et je colle des fragments de toutes sortes de papiers. J'aime fixer l'éphémère pour qu'une fois transformé et assemblé en pièce unique, il raconte une tout autre histoire, intemporelle. Tous droits réservés © eMmA MessanA

eMmA MessanA, collagiste

J'observe, j'imagine, je compile, je froisse, je déchire et je colle des fragments de toutes sortes de papiers. J'aime fixer l'éphémère pour qu'une fois transformé et assemblé en pièce unique, il raconte une tout autre histoire, intemporelle. Tous droits réservés © eMmA MessanA

5/8 Une mémorable visite à Lawspet

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11 octobre 2016

A l'occasion de la Journée Internationale des Filles, je rediffuse cette page qui revêt une grande importance pour moi. 

31 mars 2014

Ce 5ème volet relate notre visite à Lawspet pour retrouver notre ancienne filleule Bhuvana et son amie Kovaisarala.

5/8 Dans notre programme très serré à APRES SCHOOL, nous voulions absolument inclure une visite à Lawspet, quartier dans la banlieue de Pondichéry situé entre la forêt et l'aéroport qui n'est pas exploité, d'où venaient notre première filleule Bhuvana que nous avons parrainée durant près de trois ans et sa copine Kovaisarala.

Le tout dernier contact que nous avions eu avec Bhuvana alors qu'elle était encore scolarisée à APRES SCHOOL se fit grâce à une liaison sur Skype, peu de temps après la seconde visite que nous lui avions rendue il y a trois ans : ici

A l'époque, nous nous étions dit que lors d'une prochaine visite, nous irions voir l'endroit où sa famille vivait et où elle retournait pour chaque vacances scolaires.

Il y a quelques mois encore cette zone de Lawspet était le lieu de la décharge publique de Pondichéry où étaient déversées quotidiennement des tonnes d'ordures produites par la ville de Pondichéry et son hôpital.
Les ordures y brûlaient toute la journée, l'odeur pestilentielle et la pollution bien imaginable étaient le lot des habitants du bidonville tout proche.
Nous nous sommes donc rendus sur les lieux, Martine Mallard, JM et moi, accompagnés par deux Indiens employés d'APRES SCHOOL, Peter et Mani.

Il nous ont été précieux pour pouvoir parlementer avec les habitants et une fois sur place, ils nous ont devancés pour les mettre en confiance (l'un d'eux était bien connu du village en tant que membre de l'équipe d'APRES SCHOOL et pouvait donc efficacement nous servir d'intermédiaire) et expliquer que nous venions prendre des nouvelles de Kovaisarala et Bhuvana.
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Pendant ce temps-là, nous avons circulé sur la zone pour mieux nous rendre compte de l'environnement.

En fait, à présent et depuis peu de temps, Lawspet ne reçoit plus toutes ces ordures (elles sont déchargées ailleurs) et le site est exploité par une entreprise de recyclage qui commercialise du compost.
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Nous avons visité la zone et avons pu le constater.

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C'est bien, le site est assaini, mais du coup, ce sont des "ressources" que les habitants n'ont plus (la revente de toutes sortes de trouvailles dénichées parmi les détritus de la décharge).

Puis après cette visite, peu à peu, on nous laisse entrer dans le village "bidonville" pendant que Peter et Mani continuent leurs recherches auprès des habitants en tentant d'apprendre si nos deux ex petites protégées y vivent toujours et dans quelles conditions.

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Nous ne nous aventurons pas très loin pour ne pas nous rendre les villageois hostiles, et je prends quelques photos, puisqu'ils ne sont pas contre, ceci dans l'objectif de vous rendre compte à vous tous et en particulier à l'ex marraine de Kovaisarala qui,  je le sais, les attend avec impatience et grand intérêt.

C'est d'ailleurs elle à qui j'ai envoyé mon tout premier mail à notre retour à Paris.

 La plupart des habitations sont faites de bric et de broc.  Je n'ai vu aucune construction en dur, mais nous n'avons pas parcouru tout le village.

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La maison des parents de Bhuvana :

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Rappelons qu'il s'agit d'une communauté tribale semi-nomade, les Narikurovars, des chasseurs à l'origine.

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La vedette du 8ème volet est JM, ici.

Le 7ème volet rend hommage à Karine, éducatrice depuis trois ans à l'école,  ici.

Le 6ème volet de notre témoignage après notre 3ème visite à APRES SCHOOL en mars 2014 porte sur la séance de collage que j'ai animée avec Mani, ici.

Le 4ème concerne les séances de lecture dans les classes, ici.

Le 3ème montre une séance multicolore de pose de vernis à ongles, ici.

Le 2ème est festif autour de l'anniversaire de Devayni, ici.

Le premier est un petit panorama de nos impressions générales, ici.

Au bout d'un moment, nous sortons du village.

Peter et Mani reviennent vers nous et nous informent que Bhuvana et Kovaisarala vivent toujours chez leurs parents et que nous venons à peine de les croiser alors qu'ils se rendaient  tous ensemble dans un camion avec d'autres enfants et adultes vers une ville voisine ! 

Une fête s'y déroule et ils vont y vendre des babioles en plastique.

En effet, nous avions bien vu ce camion sortant du village alors même que y arrivions...
Devant notre déception et notre ferme intention de ne pas capituler, quelqu'un nous indique le numéro de portable de Kovaisarala.
Peter l'appelle et l'obtient à la troisième tentative.

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Sans parler de nous, il lui demande où elle se trouve et il apprend qu'elle est sur le site du temple de Nonankuppam avec Bhuvana.
Nous repartons aussitôt pour tenter de les y retrouver.

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Arrivés sur place, nous constatons en effet qu'il règne une activité festive.

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Martine Mallard repère aussitôt des personnes qui la reconnaissent et la saluent.

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Des conversations s'engagent, on nous montre fièrement des enfants.

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Puis Martine repère la soeur et les parents de Kovaisarala.

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Elle nous les présente. La traduction est faite en tamil et le contact est noué.

Je leur explique  que JM et moi sommes les anciens "sponsors" de Bhuvana et que je connais les anciens sponsors de leur fille Kovaisarala, que nous sommes en visite à APRES SCHOOL et que nous souhaitions revoir les deux fillettes.

Le père est peu réceptif car complètement shooté ou alcoolisé. En revanche sa mère est tout sourire.

Ils profitent de notre présence pour nous proposer d'acheter des colliers fabriqués par leur communauté (petites perles de verre montées sur du cuivre).

Cela tombre très bien car je voulais justement en rapporter en France pour les revendre 5€ pièce au profit intégral d'APRES SCHOOL.

Nous voici donc engagés dans des palabres pendant que la soeur de Kovaisarala part vers le temple de la ville où  Bhuvana et Kovaisarala seraient en train de vendre leurs babioles.

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Au bout d'un quart d'heure, toujours amies, arrivent Bhuvana et Kovaisarala.

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Elles ne s'attendaient certainement pas à nous trouver là et ce fut un grand moment d'émotion que ces retrouvailles !

Elles nous sont spontanément tombées dans les bras et j'ai senti beaucoup de joie dans leurs coeurs.

J'ai remis à Bhuvana des photos que Karine souhaitaient qu'elles lui soient remises en souvenir de son passage à APRES SCHOOL.

Peter le lui a expliqué.

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Martine s'est également entrenue avec elles.

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Elles sont devenues de jolies jeunes filles qui comprennent à peu près l'anglais (surtout Kovaisarala).

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Elles nous ont semblé en bonne santé et plutôt matures.
J'ai aimé qu'elles soient toujours amies.

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Certes elles ne vont plus à l'école, mais en étant vendeuses des rues elles n'ont pas les contraintes liées à des rythmes scolaires. Elles goûtent à une forme de liberté.

Elles auraient la possibilité d'aller dormir la nuit dans l'institution religieuse qui a démarché leurs parents pour les soustraire à APRES SCHOOL (cette institution ne leur fournirait rien d'autre que l'hébergement ).

Nous n'avons pas pu vérifier ce fait.
Je leur ai expliqué que nous étions en ce moment à leur ancienne école et que nous souhaitions absolument les revoir, que certes nous n'étions plus leurs sponsors mais que nous pensions toujours à elles même si elles ne sont plus à l'école.
Elles en étaient quelque peu étonnées, mais radieuses et reconnaissantes.

Je leur ai dit que nous trouvions qu'elles étaient devenues de jolies jeunes filles, bien coiffées, bien habillées et que nous espérions qu'elles sont heureuses, que le temps qu'elles ont passé à l'école leur est utile pour leur vie.

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Puis, je leur ai demandé si elles étaient mariées. Elles m'ont répondu avec un air presque horrifié que non.

Je leur ai dit de tout faire pour ne pas accepter d'être mariée trop tôt, qu'elles devaient encore grandir et beaucoup apprendre.

Je pense que leur communauté a été assez impressionnée de constater que des étrangers, avec persévérance et sans hostilité, ont tout fait pour prendre des nouvelles de leurs enfants.

Peut-être avons-nous pu un tout petit peu remuer une parcelle de leurs consciences, même si nous devons tout à fait accepter leurs choix.

Etre parrain et marraine, c'est toujours garder en tête que nous tentons d'adoucir le sort de ces enfants pendant la période qu'ils passent à l'école.

Cette période peut être plus ou moins longue, mais elle sera toujours bénéfique à l'enfant.

Pour notre part, JM et moi n'oublierons jamais Bhuvana.

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A bientôt pour d'autres partages autour d'APRES SCHOOL.

eMmA MessanA

Vous aussi vous pouvez nous rejoindre dans la ronde du parrainage des enfants d'APRES SCHOOL (voir plus bas les modalités).

Faites-vous ce cadeau en faisant la joie d'un enfant du bout du monde dont l'école fait tout son possible pour que leur avenir change.

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Les différentes possibilités sont à la fois simples et variées :

- parrainer un ou plusieurs enfants en créant une relation privilégiée avec l'enfant et en choisissant d'y consacrer 1 ou 2 € par jour (*)
- parrainer l'école plutôt qu'un enfant en particulier (*)
- faire un don collectif qui financera petits ou grands projets (une activité, un programme, une construction...) (*)
- devenir volontaire quels que soient vos talents ou compétences
- parler d'APRES SCHOOL à votre entourage, amis, collègues, voisins, commerçants...
Bien sûr, vous avez le droit de cumuler ces possibilités !

Si vous souhaitez un complément d’informations, je suis à votre disposition : contactez-moi via ce formulaire lien
(*) 66% du montant de vos dons sont directement déductibles de votre impôt, dans la limite de 20% de votre revenu net imposable (Conditions générales prévues à l’art. 200 du Code Général des Impôts). Ainsi, un don de 100€, par exemple, ne vous revient qu'à 34€ après déduction fiscale. Un reçu fiscal vous sera délivré.

Cette note, comme toutes celles relatives à #ApresSchool que je rédige ici, est une note informelle.

Elle est celle d'une marraine et amie d'APRES SCHOOL et bien évidemment, le site de l'école est un "incontournable" (lien), comme l'est le Blog A Part du Président de l'Association #Apres, Yves Duteil (lien).

Apres school près de Pondichery dans le Tamil Nadu (Inde)

Apres school près de Pondichery dans le Tamil Nadu (Inde)

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almanito 11/10/2016 13:35

Belle histoire eMmA. A chaud, une réflexion peut-être, parce qu'en lisant ton récit très prenant, je me suis un peu imaginée à ta place: n'as-tu pas ressenti comme un vide, voire une petite déception en voyant qu'elles sont retournées dans ce village terriblement misérable?
As-tu parfois un sentiment de découragement?

eMmA MessanA 12/10/2016 16:24

Merci Alma, oui de la sagesse il vaut mieux tenter d'en avoir... Ce matin, nous avons appris que le papa de Devayani a décidé de ne plus laisser celle-ci venir à l'école. Alors, nous allons poursuivre en parrainant à nouveau l'école et non plus un enfant en particulier...

almanito 12/10/2016 16:15

Merci. Contente de savoir un peu mieux ce que vous avez pu ressentir tous les deux. C'est une voie difficile que vous avez choisie et que vous vivez avec sagesse. Juste un mot: bravo!

eMmA MessanA 11/10/2016 14:01

Alma, je comprends parfaitement ta réflexion. Elle est logique, légitime et humaine.
Oui, lorsque nous avons appris que Bhuvana ne reviendrait pas à l'école, JM et moi avons été fort déçus. Nous nous disions que sa famille n'avait pas compris la portée et l'intérêt de voir leur fille être prise en charge pour son éducation, que nous lui offrions une chance de grandir en devenant libre ! Mais, comme tu as pu le lire, le niveau est tellement misérable, que les parents n'ont vraiment vu que le fait que l'enfant pouvait rapporter quelques sous (notre parrainage financier n'est octroyé qu'à l'école afin que celui-ci soit affecté strictement aux besoins des enfants).
Nous n'avons donc pas voulu ensuite à nouveau parrainer un enfant en particulier. Nous continuions notre engagement, mais notre parrainage se faisait pour l'école en général.
Il fallait "digérer" notre déception et réfléchir à notre attachement à cette petite qui avait peut-être dépassé quelque peu notre engagement.
Une fois que cela fut passé, nous avons à nouveau voulu donner un nom à notre parrainage, c'est pourquoi Devayani est devenue ensuite notre nouvelle filleule.
Du coup, notre soutien est plus réfléchi et nous veillons à être prêts à toute décision des parents de l'enfant. Nous savons bien que, fort heureusement, leurs parents demeurent responsables de leurs enfants et du choix qu'ils font pour eux. Nous n'avons bien évidemment aucun droit sur ceux-ci.
L'école "éduque" autant les enfants que leurs parents en leur faisant comprendre que l'instruction donnée aux enfants leur permettra d'avoir un vrai métier, dont la famille entière profitera également. L'école informe aussi de l'écueil que représente le mariage précoce d'une petite fille pour son développement.
Alors, JM et moi avons bien compris que le peu que l'on a pu offrir à filleul, c'est déjà ça et que nous ne pouvons apporter qu'une petite pierre à cet énorme édifice à construire et à consolider...
Donc, oui, une petite déception au départ, puis une bonne réflexion ensuite et enfin la volonté farouche de poursuivre ici ou là notre engagement. Notre devise : "c'est déjà ça, même si demain nous repartons ailleurs" !
Quant au découragement, qui lui aussi est humain, je ne le laisse jamais m'envahir trop longtemps. Je résiste et parfois, souvent, il m'aide à grandir encore un tout petit peu...

Parisianne 09/10/2014 07:18

C'est toujours très émouvant de te suivre de découvrir ces liens que tu as tissé, des liens du coeur.
Merci eMmA

eMmA 09/10/2014 07:52

Et moi Parisianne, j'éprouve un véritable ravissement lorsque vous prenez la peine de suivre tous ces liens que je vous propose.
Merci à toi car cet article-là me tient beaucoup à cœur. Il relate une journée que je n'oublierai jamais.
A bientôt,
eMmA

marine D 01/04/2014 20:19


Que de péripéties mais c'est une belle rencontre et des retrouvailles pleines d'émotion, c'est superbe !


Bisous Emma

eMmA 01/04/2014 20:41



Oui, un épisode qui nous a marqués.



mighe 31/03/2014 10:26


Bonjour, Emma,


Ce reportage m'a vraiment touché; pour te dire, j'en avais les larmes aux yeux....


Je ne sais si c'est dû à votre acharnement pour les retrouver, ou au bonheur de voir ces


belles jeunes filles, souriantes et épanouies....


On remonte le temps et on revoit les premières photos prises au début d'APRES SCHOOL


Je crois qu'on peut commencer à évaluer le travail d' A.S. E effet, comme pour nos propres


enfants, on ne les élève pas pour nous, mais on leur fait un bout de conduite jusqu'a ce qu'il


prennent leur envol; là-bas c'est peut-être un peu plus tôt que vous ne l'auriez voulu, mais


je crois que ça, c'est l'Inde...


Tout ce qu'on a pu comprendre à travers ton commentaire et ces magnifiques photos


( bravo et merci, JM) m'a rempli de joie; alors j'imagine ce que ça a  été pour vous!!!!!


Merci encore à tous deux, et tous ceux qui oeuvrent pour que le monde soit un peu


meilleur.....


Bisous à toi, chère Emma,


MIGHE

eMmA 31/03/2014 19:39



 


Bonsoir Mighe,


 


A toi qui me lit si fidèlement et finement, à tous qui suivez et attentiez nos témoignages, celui-ci a une valeur particulière car il va au coeur de notre engagement.


 


Nous sommes heureux de parrainer des enfants, mais en effet, il nous parait nécessaire de tenter de voir plus loin et de nous inscrire dans la pérennité de nos actions.


 


Bien sûr, il n'est pas question d'intervenir dans les décisions des parents des enfants. Tout juste tenter d'influer un tout petit peu sur le devenir des enfants en communiquant, en expliquant,
en étant présents physiquement ou par écrit...


 


On ne peut pas avoir suivi le destin d'une petite fille pendant quelques années et l'oublier si vite alors qu'elle ne vient plus à l'école.


 


Le départ de l'école est inéluctable et même normal. Nous le respectons, mais nous souhaitions d'une certaine manière dire au revoir à Bhuvana et ce, dans la joie et la valorisation des enfants
en montrant que, grâce à son passage à APRES SCHOOL, elle était plus armée pour vivre sa vie.


 


Ces retrouvailles ont été pour JM et moi, l'un des moments les plus forts de cette 3ème visite à l'école.


Tu as raison, APRES SCHOOL après près de cinq ans d'existence aura déjà permis de très belles réalisations.


Nous avons retrouvé une école qui a énormément progressé à tous points de vue.


Sur place, un travail considérable est réalisé jour après jour, grâce à beaucoup de bonne volonté qui s'exprime depuis de nombreux horizons.


 


Je t'embrasse Mighe.


eMmA


 


 



ANNE 31/03/2014 09:54


Ton article est passionnant, riche d'info et émouvant. Oui, le problème n'est pas simple: on nettoie, on organise les décharges, mais on prive les gens de ressources!!


J'ai vu ça au Sénégal où j'ai vécu: d'un seul coup sont arrivées les plastiques de Chine,les gens ont arrêté de faire des corbeilels,des vanneries et se sont appauvris...Cercles vicieux!!


Bravo Emma!


 


 

eMmA 31/03/2014 19:21



 


Merci Anne.


En fait, j'ai été bien soulagée, car je pensais trouver un lieu de désolation tel que le décrivent certaines vidéos qui circulent.


J'étais prête à tout voir car je voulais vraiment me rendre compte de l'environnement de notre ancienne filleule et surtout savoir comment elle se portait.


 


Voilà, je suis rassurée, même si j'aurais préféré qu'elle continue à être éduquée.


Merci pour ton commentaire Anne.


 


Bonne soirée,


eMmA


 



mimi 31/03/2014 08:59


tu racontes bien cette aventure qui remue

eMmA 31/03/2014 19:14



Merci Mimi.


Oui, il semblerait que ce que je relate vous touche. C'est preuve que cette histoire peu banale parle à chacun de nous...