Bonne fête à tous les papas d'ici-bas ou d'ailleurs...
C'est la première fois que je n'entendrai pas sa voix pour lui souhaiter la fête des pères, mais je l'entends quand même et il me sourit et ce n'est pas triste...
Albert Camus, Prix Nobel de Littérature en 1957, né le 7 novembre 1913 à Mondovi (aujourd'hui Dréan) près de Bône (aujourd'hui Annaba) en Algérie.
Il est mort le 4 janvier 1960 à Villeblevin dans l'Yonne en France.
Pour moi, le chemin vers l'harmonie, qui passerait peut-être (forcément ?) par l'absurde ou la dissonance, je le construis au moyen de petits papiers collés, et en ce moment avec des encres et du beau papier...
Vivons !
eMmAMessanA
Interview intéressante d'Abd Al Malik sur Europe 1 : lien
Comment t'as fait maman, Pour savoir que papa Beau temps et mauvais temps Il ne partirait pas Est-ce que t'en étais sûre Ou si tu savais pas Est-ce que les déchirures ça se prévoit.
Comment t'as fait maman Pour trouver le bon gars Tu l'as connu comment, Tu l'as aimé pourquoi Est-ce qu'il y en avait juste un Dans tout le présent siècle Et y s'trouve que c'est toi qui dort avec Comment t'as pu trouver, Un homme qui n'a pas peur Qui promet sans trembler Qui aime de tout son cœur J'le disais y a longtemps Mais pas d'la même manière T'as d'la chance maman Le plus fort c'est mon père
Comment ça s'fait maman Que dans ma vie à moi Avec autant d'amants Avec autant de choix Je n'ai pas encore trouvé Un homme comme lui, Capable d'être ami, père et mari
Comment t'as fait maman Pour lui ouvrir ton cœur Sans qu'il parte en courant Avec c'que t'as de meilleur Est-ce qu'il y a des mots magiques Que t'as dits sans t'rendre compte Explique-moi donc c'qu'y faudrait que j'raconte
Quand j'ai l'air d'les aimer Les hommes changent de regard Si j'ose m'attacher Y s'mettent à m'en vouloir Si je parle d'avenir Y sont déjà loin derrière J'avais raison d'le dire, Le plus fort c'est mon père.
Vas-tu m'dire maman Comment t'as pu savoir Dès le commencement, Qu'c'était pas un trouillard Qu'il allait pas s'enfuir Et qu'il allait tout faire Pour que je puisse dire Le plus fort c'est mon père
Quel effet ça t'a fait Quand tu l'as rencontré Est-ce que ça paraissait Qu'il allait tant t'aimer Les hommes bien souvent Paraissent extraordinaires Mais dis-toi bien maman Qu'le plus fort...c'est mon père.
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Cette petite page, je la partage avec vous. Elle est dédiée à mon fils Florent qui lui aussi fait sa rentrée, mais cette fois-ci moins loin de la France.
Certains d'entre vous ont déjà suivi ses aventures, notamment au cours de ses "100 jours" ici et là.
Après Lahore et Alexandrie, c'est aux Pays-Bas qu'il enseigne désormais le français.
Lui qui sait nous régaler de son piano lorsqu'il revient à la maison après ses longs séjours à l'étranger, je lui dédie cette page musicale.
Cette vidéo, même pas exhaustive, je la lui ai un peu volée en juillet dernier alors qu'il s'entraînait et comme je connais son inclination pour la perfection, je sais qu'il sera moyennement content de cette mise en avant (pas la tête, pas la tête!)
Je le fais aussi parce que je suis vraiment de tout coeur avec lui.
Il a eu en effet la tristesse de se faire voler sa valise contenant la plupart de ses précieuses partitions classiques, acquises et chinées avec amour autour du monde depuis sa plus tendre jeunesse et qui ont souvent voyagé avec lui. Lorsqu'il vivait encore à la maison, les piles de partitions faisaient de l'équilibre sur son piano et sur son bureau dans sa chambre...
Où qu'il se trouvait de par le monde et chaque fois qu'il découvrait un piano, même complètement pourri, il passait des heures à travailler. Je crois même c'est grâce à un piano qu'il a rencontré sa moitié! Mais chut...
Ses belles partitions sont définitivement parties on ne sait où. L'idéal serait que celles-ci soient tombées entre les mains de connaisseurs de Chopin, de Janacek, de Mozart, de Debussy, Bach, Scriabine, etc.
On peut rêver...
Alors que ce n'est pas du tout le répertoire habituel de Flo, la partition de La Comparsa d'Ernesto Lecuona est elle, sauvée, car celle-ci était dans son sac à dos avec lui dans le bus qui le ramenait de son stage musique en Alsace à son nouveau lieu de résidence aux Pays-Bas.
C'est bien, mais ces feuillets ne sont que peu de choses par rapport à l'énorme collection d'ouvrages classiques à laquelle il tenait beaucoup et qui représentent une quantité incroyable d'heures de travail, sans compter l'aspect affectif des souvenirs envolés qui y sont liés.
Florent nous a toujours amusés en remplissant ses valises de livres, de partitions et de CD au milieu desquels un ou deux jeans et tee-shirts usés trouvaient une petite place...
Sa valise était énorme et nous avons donc la satisfaction d'imaginer la peine que le voleur a dû avoir à la traîner et sans doute sa surprise de ne pas y trouver des lingots d'or...
Reste la couleur de l'espérance pour refaire son lot de musiques nouvelles et pour tourner la page (de la partition)...
A bientôt,
eMmAMessanA
PS conseil de la collagiste qui a oeuvré plus de 35 ans dans une grande compagnie aérienne française : ne jamais, oh grand jamais, mettre vos objets précieux dans une valise allant en soute, mais les garder avec soi à bord (Flo, pas la tête, pas la tête !)...
En ces temps de verbiage aigü dû aux multiples points de vue autour des prochaines élections, il me revient en mémoire cette chanson d'Alain Souchon à la plume et aux ergots affûtés, Poulaillers' Song.
Pour l'illustrer, je vous livre un peu de mon chez moi : voici une toile de mon père, #Antoine Frau.
J'ai toujours aimé les scènes de basse-cour. Elles ont pour moi, le parfum (oui, le parfum) d'une certaine enfance où l'on se battait pour aller donner des graines aux poules, qui nous regardaient en coin... C'était chez mes grands-parents près de Marseille.
Il parait qu'il ne faut pas parler politique ni de choses qui fâchent dans les blogs, sinon les lecteurs vous fuient.
Oh moi, je ne fais pas de politique, je peux pas... j'ai cot-cot--cot-collage !
A bientôt,
eMmAMessanA
Antoine Frau, N°249-8 "Le poulailler", 2001
Alain Souchon, Poulaillers' Song
Extrait de l'album Jamais content (1977)
Dans les poulaillers d'acajou, Les belles basses-cours à bijoux, On entend la conversation D'la volaille qui fait l'opinion. Ils disent:
"On peut pas être gentils tout le temps. On peut pas aimer tous les gens. Y a une sélection. C'est normal. On lit pas tous le même journal, Mais comprenez-moi : c'est une migraine, Tous ces campeurs sous mes persiennes. Mais comprenez-moi : c'est dur à voir. Quels sont ces gens sous mon plongeoir?"
"On peut pas aimer tout Paris. N'est-ce pas y a des endroits la nuit Où les peaux qui vous font la peau Sont plus bronzées que nos p'tits poulbots Mais comprenez-moi : la djellaba, C'est pas ce qui faut sous nos climats. Mais comprenez-moi : à Rochechouart, Y a des taxis qui ont peur du noir."
" Que font ces jeunes, assis par terre, Habillés comme des traîne-misère. On dirait qu'ils n'aiment pas le travail. Ca nous prépare une belle pagaille. Mais comprenez-moi : c'est inquiétant. Nous vivons des temps décadents. Mais comprenez-moi : le respect se perd Dans les usines de mon grand-père. "
Mais comprenez-moi...
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