Mes très chers neveux, Ludovic et Christophe Frau, avec leur ami Médéric Clatot qui ont constitué le groupe PAARQUES, proposent l'EP SILO (label Matière Super Bandcamp).
PAARQUES est un trio originaire de Rouen, au goût affirmé pour l’ambient, le krautrock, le post-punk, les BO de film et le mariage pluvieux entre synthés/boîtes à rythme analogiques et basse/guitare électriques.
Cet EP, capté live, a été conçu comme une collection de paysages sonores bruts et immersifs.
J'ai interrogé Ludovic Frau au sujet de cette nouveauté musicale. Il m'a répondu, non sans un brin d'humour, mais toujours avec franchise.
eMmA : "Le nom du trio "PAARQUES" a-t-il été choisi en relation avec les trois Parques de la mythologie grecque ?"
Ludovic : "C'est exactement ça. Et comme nous utilisons une boîte à rythme à la place d'un batteur, elle fait partie du son du trio. C'est l'Arturia Drumbrute, d'où le 2e "A" qui la représente dans le nom du groupe."
eMmA : "J'aime votre superbe univers onirique où, me semble-t-il, la mort rôde de façon un peu lancinante dans chacun des titres. Nous sommes tous traversés par la présence/absence de la Camarde qui constitue nos Vies.
Je reconnais que je m'en fichais pas mal avant qu'elle ne nous frôle depuis quelques années, emportant une part de légèreté et d'insouciance.
Est-ce que je me trompe ?"
Ludovic : "Ce que l’on fait avec Paarques est une direction vers laquelle on souhaitait aller depuis un moment : des plages instrumentales avec des textures sonores, parfois presque bruitistes, qui tournent en boucle dans la tête.
Sur le fond, c’est que tu exprimes très justement. Les titres ne sont pas choisis au hasard. Ils ont effectivement tous leur sens et une histoire qui leur est propre. Les morceaux naissent toujours de nos improvisations et le titre germe derrière et « oriente » leur finalisation.
Après, je comprends tout à fait qu’on puisse ne pas être touché par ce style de musique : le côté répétitif assumé des motifs, l’aspect parfois rêche du son, l’absence de chant peuvent dissuader."
Pour ma part, je n'ai pas du tout été dissuadée d'écouter et de réécouter ces 5 plages, Fantôme // Machine, Hier, les Oiseaux, Le Kassette, Varaitions sur la mort de Steve, Silo.
Machines / Guitare : Médéric Clatot
guitare : Christophe Frau
Basse / guitare : Ludovic Frau
Je les verrais bien illustrer la B.O. d'un bon film introspectif.
Et curieusement, dans ma boîte à lettres, il y avait aussi un colis décoré par un très cher ami, qui j'en suis vraiment persuadée, s'entendrait à merveille avec mon père.
A l'intérieur de la boîte, il y avait entre autres un dessin inspiré de mon collage Le Geste :
J'aime les écritures et tant celle de mon ami que celle de mon père m'ont ravi le coeur aujourd'hui.
Je les remercie infiniment pour leurs présents et leur présence qui veille et m'émerveille.
A bientôt,
eMmAMessanA "Yalla", chanson que Calogero avait composée en hommage à Soeur Emmanuelle qui était toujours gaie, toujours volontaire pour rassembler les humains, toujours prête à avancer.
Yallah signifie "allez !" en arabe.
On ne retient pas l'écume
Dans le creux de sa main
On sait la vie se consume
Et il n'en reste rien
D'une bougie qui s'allume
Tu peux encore décider du chemin, de ton chemin
Crois-tu que tout se résume
Au sel d'entre nos doigts
Quand plus léger qu'une plume
Tu peux guider tes pas
Sans tristesse ni amertume
Avancer, avance puisque tout s'en va tout s'en va
Yalla yalla yalla yalla
Elle m'emmène avec elle Je t'emmène avec moi
Yalla
Tu trouveras le soleil
Dans le coeur des enfants
Sans nulle autre joie pareille
Ni sentiment plus grand
Un mot d'amour à l'oreille
Peu dans chacun réveiller un volcan pour qui l'entend...
Oui je sais, le monde ne tourne pas toujours très rond et nous connaissons chacun des moments où la vie nous envoie son lot de difficultés à surmonter, mais je dois le dire, nous venons de vivre deux jours de joie durant cette pause un peu hors du temps.
Oui, vous m'avez mis le coeur en joie, vous qui êtes venus me faire un signe virtuel durant ces deux jours de Il est revenu le Temps de l'expo...et vous qui êtes venus physiquement nous voir et parfois de bien loin de Paris.
Quelle que soit la durée des moments que nous avons passés ensemble, je n'ai vécu que d'intenses émotions et de doux partages avec chacun d'entre vous qui vont bien au-delà de la simple visite d'une expo.
Oui, il me semble que ce type de réunion où la communication est basée sur une douce et bienveillante confiance parfois ponctuée de larmes, donne foi dans le genre humain.
Oui, le temps d'un moment, nous nous réjouissons et réchauffons mutuellement le coeur.
Vous étiez bien au rendez-vous et je suis encore sur mon petit nuage, chantant ce petit air doux, nostalgique mais positif qui me trotte dans la tête.
Pour vous qui étiez loin de nous, mais aussi pour vous qui étiez avec nous, voici quelques vues pour prolonger ces doux moments où mes collages ont côtoyé les toiles de mon frère Bernard Frau.
Allez, suivez-moi devant la vitrine, puis entrez, j'ouvre pour vous la porte de la galerie et de notre monde de folles couleurs dans lesquelles se reflètent les arbres du Square Trousseau.
J'ai adoré l'idée que notre expo fut pour certains le prélude à une soirée au théâtre, à un repas de fête au restaurant, la visite d'un musée, un voyage en Eurostar, un départ pour Singapour, un trajet en train (j'adore le train), une belle réunion entre amis liés par l'admiration commune portée à un grand artiste dont la plume sait si bien adoucir nos jours...
Merci à Flo et JM qui nous ont accompagnés pour recevoir nos invités et pris le relais photos pour me laisser converser avec les visiteurs et leur préparer leurs paquets dont le contenu va désormais vivre ailleurs que dans moneMmAtelier.
Merci à Ginette qui nous a régalés de ses merveilleux petits gâteaux festifs comme un avant-goût de Noël. Elle les a confectionnés avec amour et ils ont fait l'unanimité. J'en emporterai demain à mon cours d'anglais !
Merci aux pensées venues de Corse et transformées en roses, en gueules de loup et en gerberas.C'est très amusant, car nous avions prévu depuis quelques jours de dîner au restaurant corse proche de la galerie le premier soir de l'expo !
Et bien sûr, merci à mon invité, mon frère Bernard Frau dont la truculence, à l'image des couleurs de ses toiles, a égayé cette expo tout en complétant et réveillant mes petits papiers tout collés.
Il a su captiver son auditoire en nous expliquant sa démarche artistique.
Ce sera un bien beau souvenir à ajouter à l'album de notre histoire familiale, nous qui avons senti notre soeur et nos parents présents par la pensée durant ces deux jours. Cette nouvelle chanson de Leonard Cohen sera pour moi un souvenir indissociablement lié à notre conversation échangée, juste avant que l'expo ne s'achève, sur le thème de la foi en l'avenir de l'Humanité...
25 nov 2014, Viviane Petit vient de m'envoyer des photos que je m'empresse de vous montrer. Merci à elle car elles sont superbes !
Vous remarquerez combien le métier de collagiste est difficile, obligée de finir pratiquement accroupie pour empaqueter les achats de mes visiteurs...
Grâce à vos achats de collages sur papier, sur boîteou sur modèles en papier mâché, j'ai préparé une enveloppe Coeur à Coeurqui contiendra notre don pour APRES SCHOOL. Voir ici : Le "♥ @ ♥" de l'expo
Famille,
chers amis,
inconnus,
voisins,
fidèles du blog,
vous qui êtes venus exprès pour nous (j'en rosis de plaisir) de tout près à Paris
ou de plus loin en Région parisienne,
et même de beaucoup plus loin, de Clermont-Ferrand, de Rouen (ah ce beau et précieux document collector que je vais tâcher de me faire dédicacer un jour ou l'autre !), de Liège, de Bretagne, de Londres, de l'Eure, de Touraine,
vous qui aviez programmé votre visite
ou vous qui m'en avez fait la surprise,
vous qui n'avez pas pu venir, vous respiriez quand même tout près de nous et étiez présents par vos messages, vos fleurs, vos appels téléphoniques,
vous tous, je vous remercie du fond du coeur !
Je vais précieusement conserver vos mots écrits ou verbaux, dans mon souvenir. Ils viendront m'encourager et dynamiser mon travail pour longtemps.
Vivement la prochaine expo car oui, les deux prochaines sont d'ores et déjà prévues...
A bientôt,
eMmAMessanA
You got me singing
Even tho' the news is bad
You got me singing
The only song I ever had
You got me singing
Ever since the river died
You got me thinking
Of the places we could hide
You got me singing
Even though the world is gone You got me thinking
I'd like to carry on
You got me singing
Even tho' it all looks grim
You got me singing
The Hallelujah hymn
You got me singing
Like a prisoner in a jail
You got me singing
Like my pardon's in the mail
You got me wishing
Our little love would last
You got me thinking
Like those people of the past
You got me singing
Even though the world is gone
You got me thinking
I'd like to carry on
You got me singing
Even tho' it all went wrong
You got me singing
The Hallelujah song
Pour retrouver d'autres chansons de Leonard Cohen dans la playlist d'eMmA, cliquez sur les titres de ces notes :
Pour le couvercle de la grande boîte plate d'aujourd'hui, j'ai pris plaisir à inventer un oiseau de toutes pièces en le composant de papiers découpés dans des modèles de tricot, notamment.
Et puis, à l'intérieur de la boîte, j'ai osé une correspondance un peu espiègle avec le fragment d'une jolie dame toute poudrée...
22 juillet 2018 : Puisqu'il est question en ce moment du mariage de Florent avec Ammara, je remets en avant cette page qui date d'il y a quatre ans, alors que Florent repartait du Pakistan (pays de sa promise).
Cet incroyable périple, si vous le souhaitez, se lit pour la chronologie à partir de la fin de cette page…
Bonne lecture les amis !
eMmAMessanA
A Baku, scène de rue
La suite du périple à partir de la Géorgie vers Paris est à suivre ici : lien
dimanche 24 août 2014 :
Après une traversée de 24 heures vers l'ouest sur un ferry tout cargo avec seulement 8 passagers à bord, en dehors du personnel et des chauffeurs routiers, Florent est passé par Bakou, capitale de l'Azerbaïdjan, puis à Gabalaoù un compagon de bus l'a invité à visiter son village.
Après lui avoir demandé s'il n'avait peur ni des chiens, ni des loups, ils ont finalement été pris en chasse par un hérisson. Il vit vraiment dangeureusement !
Il se trouve maintenant en Géorgie.
La Géorgie ne demande pas de visa pour tous les ressortissants de l'Union européenne.
Les premiers pas dans un pays non musulman ont mené Flo à Sighaghi à l'exrême est du pays.
De mon côté, tout ce que je connais de la Géorgie, c'est la chanteuse anglaise d'origine géorgienne, Katie Melua. On l'entend de plus en plus en France. Au début des années 2000, je l'avais découverte grâce à l'émission Taratata. J'avais tout de suite adoré son premier album, sa voix, sa présence sur scène et la chanson The Closest Thing To Crazy (http://www.emmacollages.com/2013/01/quelle-folie.html)
A présent, il se trouve à Tbilissi. Je n'en sais pas plus, car voici ce qu'il vient de me répondre, suite à ma traditionnelle question lapidaire "T'es où ?" : "Cybercafe a Tbilissi. Mais le clavier est pourri donc j'ecris lentement et pas beaucoup..."
La suite est à retrouver sur son compte facebook et ici dimanche prochain pour la mise à jour de cette carte !
Bon dimanche,
eMmAMessanA
Le point rouge le plus à l'est est Sighaghi
dimanche 17 août 2014 :
Les dernières nouvelles datant déjà de trois jours, tout ce que je peux vous dire c'est que Flo a fini de jouer les matelots errants dans le port d'Aktau au Kazakhstan.
Il a embarqué sur un ferry vers Bakou en Azerbaïdjan, après deux semaines d'attente.
Donc, c'est pour l'heure le calme plat sur FB, mail, SMS et autres appels téléphoniques.
J'ignore comment se passe cette traversée sur la Mer Caspienne, mais sans doute est-il à présent arrivé à bon port et recevrons-nous des nouvelles de cette incroyable épopée dès qu'il trouvera un endroit relié par lesdieux-des-connections-Internet-et-autres-environnements-Wi-Fi...
Toujours est-il qu'en partant du port d'Atkau, il a maintenant quitté l'Asie. Les repères sur la carte se rapprochent de nous.
Good morning Europe !
Pendant ce temps-là, photos et cartes postales nous sont distillées avec un temps de retard.
Hier nous avons eu la joie de recevoir une 3ème carte du voyage de Florent.
Comme toutes les personnes qui ont reçu des nouvelles "manuelles" de Florent, cela nous a vraiment fait plaisir de trouver cette enveloppe d'Aktau datée du 5 août dans notre boîte à lettres. Cela donne encore plus de réalité à ce périple et nous fera de beaux souvenirs gardés précieusement.
Anecdote amusante : hier en passant devant lePalais des Congrès de Paris, mon regard a été attiré par une grande affiche. Il s'agissait de l'annonce du prochain gala de la compagnie de ballet venant tout droit d'Astana au Kazakhstan dont la tournée mondiale s'arrêtera le 20 septembre à Paris. Il est évident qu'il y a quelques semaines encore, je n'y aurai prêté que peu d'attention.
Merci Flo, car maintenant nous savons où se situe ce lieu d'Asie Centrale.
A dimanche prochain pour la suite et surtout pour connaître quelques détails de la traversée faite sur un bateau qui est loin d'être celui que l'on imagine pour une croisière !
eMmAMessanA
Notre petit tas de cartes postales de la route de la soie de Flo...
De la Mer Caspienne à la Mer Noire, Flo se rapproche pas à pas de Paris... Un clic sur la carte et elle s'agrandit.
A bord du train reliant Alamaty à Astana au Kazakhstan
*
dimanche 10 août 2014 :
Reçu à l'instant un coup de fil de Flo qui nous a fait bien plaisir. Il était tout content et en forme.
Après près d'une semaine de patience, coincé à Aktau, Florent a obtenu son visa pour l'Azerbaïdjan.
Maintenant, il est... toujours coincé à Aktau car c'est le ferry qui l'emmènera sur la Mer Caspienne pour rejoindre Bakou qu'il attend toujours... patiemment.
Il pourrait prendre simplement un avion, mais il a décidé de se tenir coûte que coûte à son idée première. Donc, il patiente pour monter dans son ferry commercial dont le chargement doit être complet pour qu'il prenne le départ. Il sait d'avance que la traversée sera chère, compliquée, peu pratique, sale !
Apres l'Azerbaïdjan, il passera par Signagi, ville principale du sud-est viticole de la Géorgie (il n'a pas de Dafalgan dans les poches, mais... d'autres médocs). A suivre...
Puis il séjournera à Tbilissi où il retrouvera un couple d'amis.
Ensuite, il envisage une parenthèse arménienne, avant de repasser par la Géorgie à Gori, ville de naissance de Staline, puis, normalement, Borjomi et Batoumi sur la mer Noire, avant d'entrer en Turquie en longeant cette même mer.
En Turquie, Flo a déjà supprimé bon nombre d'endroits qu'il projetait de découvrir à l'est du pays, car le programme qu'il avait envisagé était bien trop ambitieux pour entrer dans le cadre assez restreint de ses 100 jours et surtout à cause des délais ici ou là qu'il est bien obligé de subir. Ce n'est pas pour me déplaire compte tenu des événements qui s'y déroulent en ce moment...
En attendant, voici deux photos, parmi les très nombreuses qu'il nous poste régulièrement via facebook, qui m'ont amusée.
L'une, Flo l'a nommée "la cabane au bord du ravin", et l'autre, je l'ai nommée "la couche royale".
A bientôt pour la suite des aventures des 100 jours de Flo,
eMmAMessanA
Halte à Gorno-Badakhshan (sur la route de Pamir Highway à 3,650 m d'alt, près de la frontière chinoise et du Wakhan Corridor en Afghanistan...
dimanche 03 août 2014 :
Florent continue sa progression vers l'ouest.Nous avons pu ce matin échanger via nos messageries FB.
Après un voyage de plusieurs dizaines d'heures de train (pour être plus précise, 45 heures et... 30mn), il se trouve aujourd'hui à Aktau, ville portuaire du Kazakhstan sur la mer Caspienne.
Il devrait y rester quelques jours afin d'obtenir le visa azeri et aussi, en attendant d'embarquer sur un hypothétique ferry façon low-cost charter de la mer pour se rendre à Bakou, capitale de l'Azerbaïdjan.
Les bateaux ne partent que lorsqu'ils sont pleins de fret et de passagers. Il faut bien rentabiliser les traversées !On est loin des poncifs glamour, façon caviar de la Mer Caspienne. Le coin n'est guère rock & roll et il y a peu de choses à faire en attendant le bateau et le visa.
Moi, dubitative : mais tu ne t'embêtes pas trop à attendre comme ça?
Flo, placide : en même temps, un espace marin entre le Caucase, la Russie, l'Asie centrale et l'Iran, ça ne pouvait pas être du gâteau !
Moi, tentant d'éveiller sa légendaire curiosité de tout : il n'y a pas quelque chose à visiter?
Flo, retrouvant son âme de prof : Il y a bien le Fort Chevtchenko, un haut lieu de l'histoire nationale ukrainienne, où le poète Taras Chevtchenko avait été envoyé au bagne par le tsar, et y avait écrit pas mal... J'avais justement lu un roman qui s'y déroulait, il y a quelques mois, "Le Caméléon", d'Andrei Kourkov (loin d'être un de ses meilleurs d'ailleurs). Mais le problème, c'est que j'ai appris que c'est à 200 km environ quand même, et qu'à part y aller en taxi, ben... A ce moment-là, je sens chez Flo comme une espèce de déception à l'idée de ne pas avoir récemment gagné au loto...
Il ajoute que dans cette ville, assez nouvelle, tout est organisé en "mikrorayony", c'est-à-dire en blocs de gros immeubles numérotés. "C'est pas franchement glam. Et bien sûr, il n'y a aucun panneau pour indiquer où est quoi...
Moi, tentant le tout pour le tout : oh je suis sûre que tu vas bien faire des rencontres et au final, trouver de l'intérêt à ce coin du monde
Flo, pratique, et retrouvant son entrain: je perds du temps mais au moins, ce n'est pas au milieu de montagnes froides sans douches ni biere ni banque :)) (là, je comprends qu'il s'est gelé et n'a pas beaucoup mangé ces jours derniers)... En Asie Centrale, faut apprendre à patienter à chaque frontière... et c'est justement aux frontières que, généralement, se trouvent les villes les plus paumées et les moins intéressantes. Exceptions faites de Bichkek et d'Almaty. Bon, je vais prendre des photos au bord de la Caspienne, et dans le port...
Après on a rigolé et déliré sur les futurs concerts de piano qu'il offrira à notre illustre voisinage lorsqu'il sera de retour, mais là, permettez-moi de demeurer discrète...
Ce que je constate, c'est que peu à peu et à petite vitesse, il se rapproche très légèrement de Paris...
Voici l'une des nombreuses photos qu'il nous poste régulièrement sur facebook.
A bientôt,
eMmAMessanA
Repas, frugal or not frugal ? Mom's wondering...
dimanche 27 juillet 2014 :
Hier, Flo a fêté son 50ème jour en parcourant une trentaine de kilomètres à pied dans Almaty, ancienne capitale du Kazakhstanappelée Alma-Ata durant la période soviétique.
De notre côté, nous recevons petit à petit un peu de la présence de Flo, grâce à la réception d'une deuxième carte postale datée du 1er juillet ;) arrivée duKirghizistanaprès celle reçue dePeshawarau Pakistan datée du 11 juin, tout au début de son périple.
J'adore les mentions du mot "France" en alphabet cyrillique et pashto.
Et puis, en attendant de récupérer au Havre deux malles et une caisse, nous sommes allés chercher hier à Roissy sa grosse valise, grâce à l'arrivée à Paris de l'un de ses anciens collègues de l'Alliance française à Lahore.
Vous allez penser que je vais avoir quelques lessives à mettre en route ? Que nenni, comme d'habitude sa valise est remplie de... livres !
J'y ai récupéré une seule chemise qui, je le comprends ne risque pas trop de lui servir durant son voyage de 100 jours...
En fait, je me rends compte que c'est celle qu'il portait durant le concert à quatre mains donné le 24 avril 2014 au Royal Palm Club de Lahore avec Martine Mirabel-Pitté.
Car oui, le DVD du concert que nous attendions depuis début mai était bien dans sa valise.
Captures écrans DVD enregistrement C42 City au Royal Palm de Lahore. Récital piano 24 avril 2014. Fantaisie en fa mineur à quatre mains, op. 103 de Franz Schubert Martine Mirabel-Pitté et Florent Arjol Condé
JM et moi avons donc pu écouter Flo et Martine dans la Fantaisie en fa mineur à quatre mains, op. 103 de Franz Schubert. Le voir jouer avec cette pianiste professionnelle a été très émouvant, même si la technique d'enregistrement n'est pas au top !
Un grand bravo Flo et Martine car nous savons combien les répétitions ont été des plus sommaires. Moi, je ne comprends toujours pas comment on peut arriver à un tel résultat en n'échangeant que par mail, puis en ne se rencontrant que la veille d'un récital ! Et puis, je sais que Flo ne disposait que d'un piano des plus rudimentaires à Lahore pour travailler cette partition.
J'ignore comment transférer cette vidéo sur dailymotion ou youtube pour pouvoir le partager avec vous. Je cherche...
Revenons à nos 100 jours. La prochaine étape à partir de demain lundi : Astana (27 heures de train à parcourir pour l'atteindre).
Moi en Ouzbékistan, allez savoir pourquoi, je serais passée par Samarcande dont le nom me fait rêver !
Les deux repères rouges : au sud Almaty, au nord Astana
Florent, petit berger et enfants rencontrés, route de Hunza. Un clic sur les photos vous permettra de les agrandir.
dimanche 06 juillet 2014 :
Cette semaine c'était fête et faste car nous avons eu de nombreux contacts avec Flo.
Les dieux des connections Internet et autres environnements Wi-Fi était avec nous : mails, appel téléphonique pour mon anniv, SMS pour sa fête, dropbox, échanges sur facebook où il diffuse des photos de son périple, revues des cartes postales reçues par la nounou et son mari qui l'ont gardé de sa naissance à ses quatre ans et qui ont eux-mêmes vécu un temps dans les années soixante à Peshawar et qui n'en revenaient pas de recevoir des nouvelles de Flo depuis cette ville.
Inutile de dire à quel point ses grands-parents étaient littéralement fous de joie de recevoir ses cartes et des nouvelles fraîches.
Bref, cette semaine, c'est comme s'il était en train de faire une rando dans les Alpes tellement on a pu le sentir proche de nous !
Aujourd'hui, nous savons qu'il est passé à Naryn qui est la capitale de l'une des sept provinces de la République du Kirghizistan, en Asie centrale, située à 196 km au sud-est deBichkek, elle-même la capitale duKirghizistan.
La principale richesse de la province deNarynest l'élevage de moutons, de yacks et de chevaux. D'ailleurs, l'odeur du mouton, il en a eu plein les... narines !
Pour l'anecdote, Il a essuyé des remarques désobligeantes des chauffeurs kirghizes qui n'apprécient pas du tout qu'il se mouche (!)
Leur éducation se borne à crier "Silence !" en russe ou à claquer des doigts pour faire cesser les "Atchoum !" intempestifs de Flo.
En revanche, eux-mêmes sont tout à fait adeptes du jet de crachat par la fenêtre de leur véhicule...
Bon, je ne dévoile pas tous les moments uniques qu'il vit, car je sais qu'il prend de très nombreuses notes, qui seront je l'imagine bien regroupés un jour dans un livre...
Florent comptait se rendre au Tadjikistan à partir de Naryn, mais finalement, pour cause de route impraticalbe entre ces deux points, il a dû retourner sur ses pas et retourner à Bichkek. C'est depuis Osh où il se trouve ce dimanche qu'il devrait demain matin faire route vers Murghab dans l'est duTadjikistan sur la mythique Pamir Highway, pour ensuite, deux jours plus tard parvenir dans la capitale tadjike, Douchanbé.
D'après Flo, "en gros, c'est la route la plus orientale entre le Kirghizistan et leTadjikistanqui longe au sud la frontière afghane".
Tout prend du temps, et la difficulté supplémentaire c'est que ses visas ont une durée de vie relativement courte, donc il ne peut pas s'éterniser ici ou là...
A mon sens, il devrait revenir "plein d'usage et de raison" après ce grand voyage...
Nous devrions lire un com de Flo ici je pense aujourd'hui.
Bon dimanche et à la semaine prochainepour savoir la suite de l'histoire, si toutefois lesdieux-des-connections-Internet-et-autres-environnements-Wi-Fi demeurent avec nous !
eMmA MessanA
Flo, qui a toujours eu le coeur partageur, est sur facebook : lien
Carte itinéraire (source Google Earth) et l'une des photos de Flo entre Islamabad et Hunza
dimanche 29 juin 2014 :
La semaine dernière, nous avions laissé Flo progressant sur la route de la soie de ses rêves à la frontière sino-pakistanaise.
Les nouvelles sont sporadiques, faute de laison internet là où il passe.
Aujourd'hui, nous savons qu'il est arrivé à Osh au Kirghizistan, après un périple de quatorze heures en bus, sans pause, depuis l'oasis de Kashgar en traversant des imensités désertiques.
Kashgarsignifie carverne de jade en arabo-persan.Cette ville est située dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang.
Un conte des Mille et une nuits(Le Conte du tailleur, du bossu, du Juif, de l’Intendant et du Chrétien) se déroule à Kashgar.
La ville de Kashgar se situe à l'ouest du désert du Taklamakan au pied des montagnes du Tian Shan. L'oasis de Kachgar se trouve au point de rencontre des routes nord et sud qui contournent le désert de Taklamakan. La route du Karakoroum qui emprunte le col de Khunjerab relie Kachgar à la ville d'Islamabad au Pakistan. Le Kirghizistan voisin est aussi accessible depuis Kachgar via les cols de Torugart et d'Irkeshtam (source Wikipedia).
Son dernier SMS nous fait savoir qu'il goûte les plaisirs d'un repos et repas bien mérités dans une jolie guest-house.
Toujours dans le Kirghizistan, il remonte plein nord vers Bichkek. Attention, je n'ai pas dit Tronche de cake, ni Biboudbec, ni même Bonbec (ça c'est au Québec). Il en a pour 600 km de route.
Je mettrai à jour le parcours et la carte dimanche prochain (si j'ai reçu des nouvelles...)
Bon dimanche !
eMmAMessanA
Un clic sur la carte et celle-ci s'agrandit
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Je reporterai au fil des jours l'itinéraire de Flo de retour depuis le Pakistan vers la France en cent jours à pied, à cheval et en voiture (du moins ce qu'on veut bien me dire...) :
Pakistan : Lahore - Faisalabad - Peshawar - Mardan - Charsadda - retour à Islamabad pour les mises au point administratives.
A Peshawar : musée qui abrite entre autres la plus grande collection d'objets et d'artefacts gréco-bouddhiques du royaume du Gandhara. Expérimenté l'hospitalité proverbiale des Pachtounes pakistanais.
dimanche 15 juin 2014 : en route pour la Chine via le col de Khunjerab (dans les 600 kilomètres environ).
C'est un col frontalier qui relie le nord du #Pakistan à la région du Xinjiang en Chine. Situé dans les montagnes du Karakoram (altitude 4 693 mètres).
Le col de Khunjerab est le point de passage frontalier ouvert le plus élevé au monde et le plus haut point sur la route du Karakorum. La route qui traverse le col a été achevée en 1982 (cf. wikipédia).
dimanche 22 juin 2014 : JM et moi supposons que Flo est arrivé en Chine et qu'il se dirige bientôt vers le Tadjikistan.
Je mettrai à jour le parcours et la carte dès que j'aurai du nouveau...
Bon dimanche à tous,
eMmA MessanA
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11 juin 2014
Zéro fôtefaute, c'est pas possible, alors j'avoue, tout est de notre fôte faute !
Parce que c’est bien nous, tes parents qui, dès ta naissance, t'avons frappé du seau sceau du voyage, de la découverte et de l'ailleurs !
Au programme de ton éducation, nous t'avons aussi transmis "l'amour des livres" et de Renaud !
Ton petit baluchon est devenu aujourd’hui d’énormes malles qui reviennent en bateau vers le port du Havre bourrées de livres et de partitions, pendant que tu pars sac au dos à l'aventure durant sans cent jours "à pied et surtout pas en avion", nous dis-tu.
J'avoue, tout est de ma fôte faute, tu n’avais pas trois semaines que je t’emmenais déjà dans une Caravelle pour ton unique baptême, celui de l'air.
Tu nous as suivis partout et c'est même sur une jolie plage du Sénégal que je t'ai appris à lire. A six ans, tu as décrété que tu ne voulais pas rentrer en France, mais rester à l'Ile Maurice défénitivement.Tes chantiers de fouille archéo, tu ne les as pas fait à Léry ou à Epouville comme moi, mais en Ukraine, en Bulgarie, en Grèce...
Alors, forcément, ça laisse des traces mais je n'ai pas de crainte, toi qui durant tes études as été stewart à Air France durant une saison d'été, tu aimes toujours nos grands oiseaux et tu auras bien des occasions de voyager à leur bord pour encore parcourir la planète.
Et même si l’on t’a permis de fréquenter durant de longues années les bancs de l’école, avec un cartable « lourd comme un cheval mort », devenu archéologue, ton futur, tu as commencé à l’écrire durant près de quatre ans à Lahore, loin de ta Normandie natale.
Tu nous as prouvé que tu n'étais pas fâché avec l'école, toi qui as « l’amour de ton prochain », sans jamais être passé par le moindre catéchisme d’aucun bord, tu as enseigné avec efficacité durant quatre ans le français à la LUMS à des étudiants Pakistanais amoureux de notre langue, ce qui est un privilège.
Tu y as laissé de nombreux amis et collègues pour lesquels ton passage chez eux aura été marquant.
Riche d'une expérience extraordinaire, tu nous as démontré que tu aimes les défis et nous sommes fiers de toi, mais, à présent, "j'dis halte à tout" et j'ai bien halte hâte que tu te rapproches de nous.
"C'est quand qu'on" te revoit ?
Photo Flo dans le nord du Pakistan
Bien sûr, nous allons pouvoir suivre tes pérégrinations sur fesse de bouc facebook, où tu auras posté des photos depuis un cyber café improbable au hasard de tes destinations depuis Lahore, Faisalabad, Peshawar où tu te trouves aujourd’hui, vers la Chine, le Kazakhstan, au Tadjikistan, au Kirghizstan, en Ouzbékhistan et que sais-je encore.
Des noms qui font rêver et frissonner à la fois, dans des pays où aller à l’école n’est pas toujours le quotidien des enfants.
Allez, on s’détend, JM et moi, on te suit à la trace et si c’était à refaire, ne t'inquiète pas, on ne ferait pas imprimer un autre faire-part de naissance !
Please, take care Flo and listen to this beautiful walz, for you...
eMmAman
J'ai confié l'encadrement à une spécialiste : sur plexis, 4 baguettes de couleurs différentes, réalisé par colorisdeco : www.colorisdeco.fr
Extrait de l'album A La Belle De Mai
J'me suis chopé cinq cent lignes :
"Je n'dois pas parler en classe"
Ras l'bol de la discipline !
Y'en a marre, c'est dégueulasse !
C'est même pas moi qui parlais,
Moi j'répondais à Arthur
Qui me demandait, en anglais,
Comment s'écrit No Future
Si on est puni pour ça
Alors j'dis "Halte à tout !"
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?
C'est quand même un peu galère
D'aller chaque jour au chagrin
Quand t'as tell'ment d'gens sur Terre
Qui vont pointer chez "fout-rien"
'Vec les d'voirs à la maison
J'fais ma s'maine de soixante heures,
Non seul'ment pour pas un rond,
Mais en plus pour finir chômeur !
Veulent me gaver comme une oie
Avec des matières indigestes,
J'aurai oublié tout ça
Quand j'aurai appris tout l'reste,
Soulève un peu mon cartable,
L'est lourd comme un cheval mort,
Dix kilos d'indispensables
Théorèmes de Pythagore !
Si j'dois m'avaler tout ça
Alors j'dis "Halte à tout !"
Explique-moi, Papa
C'est quand qu'on va où ?
L'essentiel à nous apprendre
C'est l'amour des livres qui fait
Qu'tu peux voyager d'ta chambre
Autour de l'humanité,
C'est l'amour de ton prochain,
Même si c'est un beau salaud,
La haine ça n'apporte rien,
Puis elle viendra bien assez tôt
Si on nous apprend pas ça
Alors j'dis "Halte à tout !"
Explique-moi, Papa
C'est quand qu'on va où ?
Quand j's'rai grande j'veux être heureuse,
Savoir dessiner un peu,
Savoir m'servir d'une perceuse,
Savoir allumer un feu,
Jouer peut-être du violoncelle, Avoir une belle écriture,
Pour écrire des mots rebelles
À faire tomber tous les murs !
Si l'école permet pas ça
Alors j'dis "Halte à tout !"
Explique-moi, Papa
C'est quand qu'on va où ?
Tu dis que si les élections
Ça changeait vraiment la vie,
Y'a un bout d'temps, mon colon,
Qu'voter ça s'rait interdit !
Ben si l'école ça rendait
Les hommes libres et égaux,
L'gouvernement décid'rait
Qu'c'est pas bon pour les marmots !
Si tu penses un peu comme moi
Alors j'dis "Halte à tout !"
Explique-moi, Papa
C'est quand qu'on va où ?
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