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eMmA MessanA, collagiste

J'observe, j'imagine, je compile, je froisse, je déchire et je colle des fragments de toutes sortes de papiers. J'aime fixer l'éphémère pour qu'une fois transformé et assemblé en pièce unique, il raconte une tout autre histoire, intemporelle. J'aime toutes les couleurs, surtout celles qui chantent et sont propices aux rêves les plus fous.... Tous droits réservés © eMmA MessanA

Livre fermé.................livre ouvert # 2

Livre à peine ouvert (merci à Pascal, rencontré au salon Beige & Blanc, qui en a si bien parlé et donc suscité chez moi l'envie de lire ce livre) :

Vivre La psychologie du bonheur, de Mihaly Csikszentmihalyi.

Extrait :

  "Voilà ce que nous entendons par expérience optimale : c'est ce que ressent le navigateur quand le vent fouette son visage et que le bateau fend la mer - les voiles, la coque, le vent et la mer créent une harmonie qui vibre dans ses veines ; c'est ce qu'éprouve l'artiste peintre quand les couleurs s'organisent sur le canevas et qu'une nouvelle oeuvre (une création) prend forme sous la main de son créateur ébahi ; c'est le sentiment d'un père (ou d'une mère) face au premier sourire de son enfant. Pareilles expériences intenses ne surviennent pas seulement lorsque les conditions externes sont favorables. Des survivants des camps de concentration qui ont connu des conditions terribles et frôlé la mort se rappellent souvent qu'au milieu de leurs épreuves ils ont vécu de riches et intenses expériences intérieures en réaction à des événements aussi simples que le chant d'un oiseau, la réussite d'une tâche difficile, la création d'une poésie ou le partage d'un croûton de pain.

  Contrairement à ce que croient bien des gens, des expériences comme celles-là, les meilleurs moments de la vie, n'arrivent pas lorsque la personne est passive ou au repos (même si le repos peut être fort agréable après l'effort). Ces grands moments surviennent quand le corps ou l'esprit sont utilisés jusqu'à leurs limites dans un effort volontaire en vue de réaliser quelque chose de difficile et d'important. L'expérience optimale est donc quelque chose que l'on peut provoquer (...)"

  *

Livre en filigrane, car presque toujours ouvert, en fenêtre de tir, pour aujourd'hui, demain, après-demain et hier encore (merci la peinture, la photographie, la lecture) :

Les femmes qui lisent sont dangereuses, de Laure Adler & Stefan Bollmann.

Extrait, sur La Femme en bleu de Vermeer :

"Les lèvres de la femme sont entrouvertes, comme si elle lisait à voix basse, pour elle-même, le contenu de la lettre - un indice de l'intensité avec laquelle elle en reçoitle message, mais aussi, peut-être, de sa difficulté à déchiffrer ce qui est écrit. Cette lectrice est plongée dans une aura d'intimité, comme à l'abri d'une enveloppe qui la protège".

Bonne semaine et à bonnes lectures !

eMmA MessanA

Pour retrouver d'autres livres "ouverts/fermés" chez eMmA, cliquez sur le tag #Un moment de lecture

#VendrediLecture

Livre-ouvert-.livre-ferme-2.jpg

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sittelle 22/09/2010 21:45



C'est peut-être voir les choses d'une façon un peu intellectuelle , je comprends et je suis d'accord avec Ramon; mais il y a des gens qui n'ont pas la force ni la santé physique (qui est si
importante...)  pour prendre de recul et avancer mentalement et moralement. Dans les camps de concentration, il n'y avait pas de déprime parait-il, juste une lutte sauvage pour la survie,
pour manger une bouchée de plus que l'autre; est-ce mieux ? c'est difficile; j'avais lu ton article et m'étais reculée l'autre soir ! passe une bonne soirée, ma petite Abeille; gros bisous



eMmA 23/09/2010 08:19



Ne recule jamais. Exprime-toi selon ton coeur. Ton coeur ne déçoit jamais...


C'est dans un lieu où les enfants manquaient absolument de tout que j'ai vu le plus de sourires généreux...


Belle journée,


eMmA



kasimir 21/09/2010 21:41



j'ai bien envie de mettre mon petit grain de sel


ce n'est certainement jamais le malheur qui peut-être structurant par lui même, mais la réaction que provoque le malheur.


Cette réaction peut tout aussi bien être structurante que déstructurante : rien n'est écrit dans le malheur lui même.


Toutes les options sont possibles.


Le malheur n'est qu'un défi lancé à un être humain.


Tout va dépendre de sa réponse.


Quant à la remarque de TELOS, j'en doute fort : une baisse réelle de la glycémie déclenche un signal d'alerte dans l'organisme, un état de stress physiologique,  pas un état
d'harmonie. ça ma paraît antinomique.                   La reconstitution d'une glycémie  correcte
doit être le retour à l'harmonie


Mais ily a peut-être quelque chose qui m'échappe.....



eMmA 21/09/2010 21:54



Tu fais très bien de mettre ton grain de sel, surtout dans des histoires de glucose...


Merci pour ton éclairage, Doc.


Moi, dans presque tous les cas, lorsque je colle mes petits bouts de papiers, je suis dans un état d'euphorie qui me rend très heureuse, mais certains prétendent que c'est parce que je suis sous
l'emprise de la colle.


Alors pourquoi suis-je dans le même état lorsque j'écris ou lorsque je crayonne avec de jolies couleurs ?


Non, Kasi, je suis sûre que rien ne t'échappe.


Des bises d'eMmA


 



télos 21/09/2010 07:31



le sentiment d'harmonie qui vient après l'effort..on m'a dit que c'était juste un manque de sucre..triste non??,



eMmA 21/09/2010 16:09



Pas d'accord, car en général, je me bourre de chocolat et de bombecs quand je colle...



ramon 20/09/2010 21:03



Parfaitement, le malheur peut être "restructurant":


de formidables amitiés sont nées dans les camps de concentration,


les tremblements de terre, les tsunami... peuvent faire naître des solidarités insoupçonnées.


et un malheur aussi cruel et injuste que la passion du Christ a restructuré les consciences de milliards d'êtres humains... 


Je pense qu'il est chouette de profiter du bonheur, oui, cela va de soi...


mais il est encore plus salutaire de saisir dans nos épreuves cette part ténue, invisible, revêche... une certaine "chance" réelle de restructuration.


Mais bon, peut-être que je me trompe, après tout.


Bonne soirée, eMmA


Amitiés.



eMmA 20/09/2010 21:07



Merci, Ramon, pour l'explication. Je suis en effet d'accord avec toi sur cette analyse. J'ai expérimenté ce type de comportement lors d'un très grave accident collectif...


Bonne soirée tout en bonheur.


eMmA



ramon 20/09/2010 19:57



J'ai été particulièrement intéressé par ton commentaire sur la psychologie du bonheur.


Il est tout à fait certain que le malheur peut être restructurant.


Tu parles des expériences optimales. Elles peuvent effectivement mener loin, par des chemins détournés, vers le bonheur.


Bonne soirée,


Amitiés



eMmA 20/09/2010 20:48



Ramon, veux-tu vraiment dire que le malheur peut être "restructurant" ?


Explique-nous, je ne saisis pas. Merci car ces sujets m'intéressent beaucoup.


A bientôt,


eMmA